« Monsanto Non, ma santé Oui ! »
- Clémence
- 29 mai 2015
- 2 min de lecture

La 3e marche mondiale contre le géant américain de la biotechnologie agricole Monsanto s’est tenu samedi 23 mai dans près de 450 villes à travers le monde.
Après le succès des premières marches en 2013 et 2014, le mouvement anti-Monsanto ne faiblit pas et, en l’absence d'une meilleure réglementation, les revendications restent les mêmes.
Plusieurs milliers de personnes ont ainsi manifesté à Rio, Los Angeles ou encore au Burkina Faso contre l’utilisation des OGM, pesticides et herbicides (tel le Roundup, produit phare de l’entreprise, reconnu en avril dernier « probablement cancérigène » par l’OMS) dans l’agriculture mondiale.
Le traité transatlantique (TAFTA) était également au cœur des revendications mondiales : les défenseurs d’une agriculture saine et écologique craignent qu’il permette à des entreprises comme Monsanto d’attaquer les états qui sont contre les OGM et donc de les imposer plus largement sur les marchés au détriment des normes sanitaires.
En France, une forte mobilisation
L’appel à la marche contre Monsanto lancée par le collectif citoyen Les Engraineurs et Combat Monsanto a été largement suivi dans plus de 25 villes en France. On a compté près de 2500 personnes à Paris et entre 500 et 1000 manifestants dans les villes de Bordeaux, Lyon, Toulouse et Caen.
A Strasbourg, c’est près de 1500 personnes qui ont également manifesté tôt le matin devant le Parlement européen qui a autorisé en avril l’importation de 19 nouveaux OGM, dont 11 créés par Monsanto.
Les collectifs ont également tenu à alerter sur les dangers des « lois semencières » qui criminalisent l’échange et la production de semences naturelles entre producteurs ainsi que sur la dérive des « fermes-usines » dans lesquelles l’utilisation d’OGM pour nourrir le bétail ne fait encore l’objet d’aucune loi visant à prévenir le consommateur.























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