Le FN dans le colimateur du Parlement européen
- Clémence
- 20 mars 2015
- 1 min de lecture

Le parlement européen a saisi l’Office européen de lutte anti-fraude (Olaf) lundi 9 mars, après qu’il ait été informé de soupçons d’irrégularités financières pesant sur le Front National.
Sont mis en cause vingt assistants d’eurodéputés, rémunérés par le Parlement, qui travailleraient en réalité pour le FN, en France.
Martin Schulz, Président du Parlement, a expliqué qu’« on ne peut pas être payé par le parlement européen et travailler pour un parti » comme le veut le règlement.
Un organigramme douteux
Si, à la suite de ces accusations, le FN a dénoncé une manœuvre politique visant à le discréditer, c’est en réalité l’organigramme du parti politique publié en février dernier sur son propre site qui a attiré l’œil des services financiers du parlement européen.
En effet, sont présents sur cet organigramme plusieurs assistants parlementaires qui occuperaient au sein du FN des postes stratégiques tels que conseillers spéciaux auprès de Marine le Pen ou de son président d’honneur. Ces postes à responsabilités qui exigent un fort investissement en temps ne seraient donc pas matériellement compatibles avec un poste d’assistant d’eurodéputés.
Un autre détail aggrave les soupçons: les contrats de travail des assistants mis en cause indiquent comme adresse d’exécution le siège du FN, à Nanterre.
Face à ces pratiques, qui pourraient être assimilées à du financement illicite de parti politique, l’Olaf doit maintenant entamer une enquête qui pourrait prendre plusieurs mois.























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