Législatives dans le Doubs: Les preuves d'un UMP en déroute
- Clémence
- 12 févr. 2015
- 2 min de lecture

Les législatives partielles dans le Doubs, élections qui visent à remplacer Pierre Moscovici parti à la commission européenne, se sont soldées par la défaite inattendue du candidat UMP.
Charles Demouge, avec 26,54% des voix a été battu par la candidate FN Sophie Montel (32,6%) ainsi que, et c'est la surprise de ce scrutin, le candidat PS Frédéric Barbier (28,85%).
Pour la première élection post-nomination du nouveau président du parti, l'UMP subit un sérieux revers.
Le candidat UMP critiqué... Par l'UMP
Suite à sa défaite, Charles Demouge a du essuyer de nombreuses critiques au sein même de son parti.
Ainsi, le Canard Enchaîné cite les propos du président de l'UMP qui qualifie son propre candidat de "con". Il estime notamment que la responsabilité de son échec ne doit pas lui "retomber dessus". De son côté Christian Estrosi, député-maire de Nice, estime que le candidat du Doubs n'était de toute façon "pas à la hauteur".
A l'UMP, pas de solidarité face à l'échec, donc.
Dissonances sur le second tour
Une fois la défaite avérée, il est temps pour l'UMP de se prononcer sur la conduite à tenir pour le second tour : Faut-il oui ou non faire barrage au FN en appelant à voter PS?
Pour Alain Juppé, qui a choisi de se prononcer avant le vote officiel prévu mardi, oui. Il faut bloquer l'avancée du FN suite à voter PS, ce qui ne signifie pas se rallier à ses idées.
Pour NKM et Jean Pierre Raffarin, il faut laisser les électeurs choisir: abstention ou blanc.
Nicolas Sarkozy quant à lui plaide au sein de son parti en faveur d'une inflexion, tout en appelant à faire passer un message fort contre le FN.
Finalement, à l'issu d'un vote sérré, c'est le Ni-Ni qui l'emporte avec 22 voix contre 19. L'UMP ne tranchera pas, c'est ni l'un ni l'autre.
Nicolas Sarkozy n'aura pas su être suffisamment rassembleur.
Abou Dhabi, la polémique de trop?
D'après Marianne paru ce vendredi 6, Nicolas Sarkozy aurait donné, à l'invitation du Cheikh Mansou, une conférence au Parlement d'Abou Dhabi ce lundi, veille du vote pour trancher la question du second tour dans le Doubs.
Déjà fragilisé par plusieurs enquêtes financières le visant, ce déplacement vivement critiqué par l'opposition et par certains discrets du parti a soulevé de nombreuses questions quant à la solidité de la présidence et plus généralement de l'UMP tout entier.
Reste les départementales prochaines pour que le nouvel UMP de Nicolas Sarkozy fasse ses preuves























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